Chroniques

chronique ; Les optimistes meurent en premier, Susin Nielsen

Les optimistes meurent en premier

Éditions Hélium14,90€ • 192 pages

01-resumeDepuis la tragédie qui a anéanti sa famille, Pétula De Wilde, seize ans, a développé de nombreuses phobies. La voilà coincée entre ses parents accablés par le chagrin et une ex-meilleure amie qui ne lui adresse plus la parole. Pessimiste, elle estime qu’une très grande prudence et une hygiène extrême lui permettront de parer à la moindre catastrophe. Mais est-ce bien réaliste?..

Au lycée, contrainte et forcée, elle fait partie d’un cours qu’elle surnomme travaux manuels pour les fous. Les adolescents « à problèmes » qui y assistent se supportent tout juste. Jusqu’à ce que « l’homme bionique » fasse son apparition. Le mystérieux Jacob, amputé d’un avant-bras à la suite d’un accident, passionné par le cinéma et aussi rentre-dedans que sarcastique, rejoint le groupe ; malgré ses réticences, l’adolescente a du mal à résister à son charme. Elle revit et en oublie ses phobies. Mais il se pourrait que Jacob, lui aussi, cache un secret trop lourd à porter…


02-mon-avisS’il y a bien un livre que je ne m’attendais absolument pas à aimer, c’est celui-ci! Il m’a été conseillé dès mon arrivée à la librairie où je travaille par ma tutrice… Sachant que nous n’avons pas du tout les mêmes goûts, je me suis lancée un peu à reculons, m’attendant à un récit dur et triste. Heureusement que je ne me suis pas écoutée!

Il est vrai que l’histoire de ce one-shot peut faire peur si elle est balancée sans trop de détails : une jeune fille perdue, brisée par un profond sentiment de culpabilité, et prisonnière de ses nombreuses phobies. Seulement, dès les premières phrases lues, les appréhensions disparaissent : Pétula a un franc-parler décapant, et ne manque jamais une occasion de glisser une réplique pleine d’ironie dans ses propos! On sent bien qu’un combat se livre à l’intérieur d’elle-même, mais tout est fait pour que la narration paraisse légère au lecteur, tout en en conservant les émotions brutes 💕

Malgré tout, je n’ai commencé à ressentir quelque chose de très fort que lorsque Jacob, aka « l’homme bionique », est entré dans sa vie. C’était tellement beau, tellement intense! Une relation particulière va se tisser entre Pétula et lui, une relation qui va bien au-delà des amourettes adolescentes ‒ ils vont petit à petit se rendre indispensables l’un pour l’autre, et vont s’aider à guérir mutuellement de leurs blessures internes 🖤

« Mais il s’est accroché à moi, et je me suis accrochée à lui.
Ensemble, nous avons réussi à ne pas tomber. »

En bref : ce roman assez court met en avant des sujets pouvant sembler cruels, mais qui, on s’en rend bien compte, sont essentiels. On ne peut que se retrouver en Pétula et en Jacob, en leurs amis membres de la thérapie ‒ on ne peut que les aimer, les encourager, et retenir les leçons qu’ils nous donnent malgré eux ❤️


03-ma-note

4


(fin) chroniques

Publicités

2 réflexions au sujet de « chronique ; Les optimistes meurent en premier, Susin Nielsen »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.