Chroniques

chronique ; Chroniques de Zombieland (tome 1 : Alice au Pays des Zombies), Gena Showalter

Chroniques de Zombieland 1

Éditions Mosaïc • 14,90€ • 416 pages

RésuméMoi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde…

Vous voulez ça? Non, moi non plus.

Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres… les Zombies.


Mon avisJ’adore Alice au Pays des Merveilles, et ce depuis que je suis toute petite. Cet univers sans queue ni tête m’a toujours fascinée… Alors, lorsque j’ai reçu le premier tome des Chroniques de Zombieland à Noël de la part de mes parents, intitulé Alice au Pays des Zombies, je te laisse imaginer ma joie!

Si je devais qualifier ce livre en un seul mot, ce serait très certainement surprise. En effet, ce premier tome a été une grosse surprise pour moi, car il n’était pas DU TOUT comme je m’y attendais : je pensais découvrir un monde nouveau, très similaire à celui du Pays des Merveilles, retrouver les mêmes personnages que dans l’histoire de Lewis Carroll, mais en humains. Quel étonnement lorsque je me suis rendue compte que ce n’était pas du tout le cas! L’histoire se déroule en Alabama, aux États-Unis ; tout simplement. Alice Bell est une jeune fille qui vient tout juste d’avoir 16 ans, qui est comme toi et moi : elle va au lycée, a des amis, une famille… Bon, il y a peut-être quelque chose qui détonne dans ce beau décor, effectivement : son père est un paranoïaque d’un très haut niveau qui refuse de laisser sortir les siens une fois la nuit tombée… Mais sinon, tout va bien. (Si si, vraiment *ironiiiie*)

Trêve de plaisanteries : le père d’Alice croit dur comme fer aux monstres dévoreurs de chair, que nous appelons plus communément zombies. Bien évidemment, Alice prend son père pour un fou alcoolique (c’est vrai qu’il a tendance à se lâcher à ce niveau-là), et refuse de croire ne serait-ce qu’une seconde à ses bêtises. Si elle avait su…

Bref, je ne te raconte pas toute l’histoire non plus, mais je peux au moins te dire une chose, cette dernière étant de toute façon indiquée dans le résumé : Alice a perdu sa famille à cause des zombies, et a donc bien été obligée de commencer à y croire. Dès lors, le cadre est posé. J’avoue avoir beaucoup aimé ce début de récit très sombre qui fait prendre conscience à notre jeune protagoniste de la dangerosité du monde dans lequel elle vit. Pas de chichi ni de faux-semblants : la vérité nous est livrée telle quelle sur un plateau d’argent, et on a plus qu’à déguster les tripes et le sang frais servis par Gena Showalter… C’est un des points forts de ce premier tome : la franchise et l’impact des mots, la cruauté des sentiments éprouvés par l’héroïne. J’ai trouvé ça vraiment très puissant!

Suite à la tragédie qui l’a brisée, Alice se retrouve donc seule face à cette terrible menace contre laquelle elle a été préparée toute sa vie par son père paranoïaque. Pourtant, elle se sent démunie au possible, et ne sait tout simplement pas quoi faire… Jusqu’à ce qu’elle rencontre Cole et sa bande, des personnages absolument EXTRAS qui m’ont fait passer des moments très intenses : de vrais bad boys / girls comme on n’en fait plus! Ces tueurs de zombies professionnels sont tellement bien gérés par l’auteure que tous les détails assez lourds type tatouages, vêtements noirs, chaînes, armes, etc., ne choquent pas, et font au contraire partie de la profondeur des personnages – cependant, pas pour tous. C’est l’un des points sur lesquels je suis assez mitigée : certains personnages n’ont pas été assez approfondis selon moi, ce qui donne juste un effet de passage rapide dans l’histoire sans réelle importance. « Toi tu devais être là à ce moment-là, mais maintenant je n’ai plus rien à te faire faire, donc on se revoit dans 15 chapitres. » Dommage… Surtout lorsqu’on sait que ce sont tous ces gens qui sont censés redonner du sens à la vie d’Alice, en lui donnant une chance de tuer des monstres à son tour!

Aussi, en opposition, un autre des points positifs de ce livre réside dans les relations qu’entretient Alice avec ses proches : la fusion avec sa petite sœur Emma, l’amitié sincère avec sa meilleure amie Kat, l’amour passion avec Cole… Autant de sentiments puissants qui renforcent l’aspect sombre et très humain des Chroniques, et font rapidement oublier les quelques points négatifs.

Enfin, je voulais absolument parler du lien qui existe entre l’histoire originale de Lewis Carroll (Alice au Pays des Merveilles ET De l’autre côté du miroir) et ces Chroniques. J’ai lu un peu partout des choses du style : « il n’y a aucun lien entre les deux œuvres », « le titre est juste un clin d’œil, rien ne rapproche Alice Bell de la vraie Alice »… Je suis donc obligée de le crier ici : NON, NON, et NON! J’ai lu ce premier tome avec énormément d’attention, cherchant justement les petits détails qui pourraient se rapprocher du Pays des Merveilles… et j’en ai trouvé plein! Du coup, voici une petite liste de tout ce que j’ai trouvé, qui sera sûrement plus claire que de grandes phrases :

  • En VO, le titre de la série devient The White Rabbit Chronicles : plutôt parlant, non?
  • Les titres des chapitres sont clairement des références, notamment : Conseils d’une chenille mourante (chap. 6), Un thé chez les fous sanguinaires (chap. 9) ou encore Des roses blanches peintes en rouge… et en noir (chap. 11) → références à la Chenille Absolem, au thé du Chapelier Fou, du Lièvre de Mars et du Loir, et aux roses blanches de la Reine que ses jardiniers peignent activement en rouge.
  • La folie du père d’Alice, que l’on retrouve aussi chez elle un peu après la tragédie, fait beaucoup penser à la folie régnant en maître sur le Pays des Merveilles.
  • Quelques personnages des Chroniques se rapprochent de ceux de Carroll : ainsi, pour moi, Kat fait référence au Chat du Cheshire, le Dr Wright à la Reine, les jumeaux Justin et Jaclyn Silverstone à Tweedledee et Tweedledum
  • Beaucoup de signes qui poursuivent Alice sont également frappants : elle aperçoit ainsi un fauteuil et une théière dans le ciel, et on ne peut pas ne pas voir le lien frappant entre le nuage-lapin qui a une grande importance dans l’histoire, et le fameux Lapin blanc.

Voici donc ce que j’ai pu relever lors de ma première lecture! Je relirai ce premier tome plus tard, et j’espère en découvrir davantage…

Pour finir, je te conseille vraiment ce livre, car j’ai passé un très bon moment en le lisant! Il revisite le Pays des Merveilles, revisite le mythe du zombie, et nous montre une Alice plus grande, plus forte : plus BADASS!

fraise


Ma note

4Ce livre est une très belle découverte, mais n’est malheureusement pas un coup de cœur pour moi! J’ai tout de même hâte de découvrir la suite des aventures d’Alice…


Wow, je me suis vraiment lâchée sur cette chronique! Désolée d’avoir fait si long, je tenais vraiment à faire honneur à ce livre, en te transmettant un maximum d’informations sans te spoiler…

Sur ce, je te laisse tranquille avec ce gros pavé, et te dis à demain pour mon C’est lundi, que lisez-vous?

Sans titre-1

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